Indice des prix, indexation et pouvoir d’achat des ménages petits revenus

Dans un contexte de craintes croissantes quant au pouvoir d’achat, la dernière étude de l’Institut pour un Développement Durable s’intéresse plus particulièrement l’évolution du pouvoir d’achat des petits revenus.

La principale conclusion est sans appel : depuis 2004, date de la mise en place du nouvel indice des prix la consommation, les petits revenus ont perdu jusqu’ 400 € de pouvoir d’achat sur une base annuelle.

Les pertes de pouvoir d’achat observées depuis 2004 pour les ménages en bas de l’échelle des revenus s’ajoutent de probables pertes enregistrées entre 2000 et 2004 la suite d’augmentations de prix qu’ils subissent de manière plus sensible (par ex : + 60,4% pour les pommes de terre, + 10,7 % pour le lait, etc.). Ces pertes de pouvoir d’achat s’ajoutent de probables pertes de pouvoir d’achat antérieures (prix énergétiques et loyers), en attendant celles qui se préparent si on en croît les hausses de prix annoncées (qui toucheront, pour beaucoup d’entre elles, proportionnellement plus les ménages petits revenus).
De plus, les ménages précaires faibles revenus qui sont locataires ont subi des hausses de loyers plus fortes que celles reflétées par les indices officiels et d’autant plus probables que ces ménages déménagent souvent.

Pour des ménages précaires c’est ce qui restait peut-être comme (petite) marge de manoeuvre qui a totalement disparu.

Une société aussi riche que la nôtre peut-elle continuer laisser faire en laissant les ménages déj précaires s’enfoncer davantage dans la précarité socioéconomique ? Les résultats qui précèdent plaident pour la mise en route effective (prévue en 2008) de la liaison des allocations au bien-être (ce qui permettrait probablement de compenser, au moins en partie, les pertes de pouvoir d’achat venir) et pour une augmentation du net des petits revenus salariaux.

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2 Responses to “Indice des prix, indexation et pouvoir d’achat des ménages petits revenus”

  1. Bastin dit :

    Il serait important de rappeler cela la presse…

    « les petits revenus ont perdu jusqu’ 400 € de pouvoir d’achat sur une base annuelle. »
    et
    « Pour des ménages précaires c’est ce qui restait peut-être comme (petite) marge de manoeuvre qui a totalement disparu. »

    Histoire qu’il ne fasse pas passer l’étude sur les ‘prix horaires’ pour ce qu’elle n’est pas… Certe ceux qui touche 10€/heure n’ont pas perdu de pouvoir d’achat mais ce n’est pas le cas de ceux qui gagne moins l’heure ou qui sont allocataires sociaux…

    Ne pas le souligner (c’est le cas dans plusieurs journaux) c’est détourner la réalité…

    Faites la même étude non plus avec un paramètre horaire mais avec un paramètre revenu/allocation mensuelle…

    bien vous

  2. Marc Denoyer dit :

    Pourquoi ne pas limiter les prix au lieux d’agir sur les revenus des ménages? Je pense que ce serait plus simple. Il vaut mieux poser un prix maximum pour chaque produit, de façon à ce que toutes les tranches de revenus puissent se procurer le nécessaire.

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