Archive for the ‘Brèves’ Category

Emploi : les performances (relatives) de la Belgique

dimanche, février 17th, 2019

(Tekst in het nederlands hieronder)

On peut supposer que les « performances » de la Belgique en matière de créations d’emploi feront partie des thématiques abordées pendant la campagne électorale à venir.

Cette Brève de l’IDD veut alimenter ce débat avec trois séries d’indicateurs :

  • les évolutions globales en matière d’emploi et d’heures de travail, en distinguant trois périodes : 2005-2019, 2008-2019 et 2014-2019 
  • les évolutions de l’emploi dans quelques grands secteurs économiques pour la période 2014 à 2018
  • les évolutions en matière de contrats temporaires pour la période 2014 à 2018.

Les évolutions pour la Belgique sont comparées à celles de l’Union, de la zone EURO et de la moyenne des trois pays pris en considération dans la loi sur la compétitivité (Allemagne, France et Pays-Bas).

Les grandes tendances 

La Belgique fait mieux en matière d’emploi et d’heures travaillées que les zones de pays retenues comme points de comparaison sur la période 2005-2019 et 2008-2019 mais moins bien sur la période 2014-2019, celle du gouvernement Michel ; pour cette dernière période la zone Allemagne-France-Pays-Bas et la Belgique font cependant jeu égal en matière de création d’emplois = +5,2%.

On notera encore que, sur la période 2014-2019, la croissance de l’économie belge est inférieure à celle des trois zones économiques de comparaison.

Ceci dit, la Belgique se caractérise sur le long terme par de meilleures performances en matière de création d’heures de travail par point de croissance économique mais les performances relatives de la Belgique par rapport à la zone EURO12 et par rapport à la zone Allemagne-France-Pays-Bas stagnent depuis 2013.

Les créations d’emploi dans les grands secteurs économiques

Sur la période 2014-2018, on constate que

  • la Belgique a encore perdu des emplois industriels alors que les zones économiques de comparaison en ont créé ;
  • la Belgique a fait mieux que la zone Allemagne-France-Pays-Bas dans la construction et les services marchands ;
  • la Belgique a créé moins d’emplois dans les services non marchands.

Les emplois temporaires

Pour autant qu’on puisse tirer des conclusions au vu du changement de méthodologie intervenu dans l’Enquête sur les forces de travail début 2017 il semble que la proportion des emplois temporaires soit orientée à la hausse en Belgique, en absolu et en relatif.

Plus de détails dans la note jointe.

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Werkgelegenheid : (relatieve) prestaties van België

Aangenomen mag worden dat de « prestaties » van België wat betreft banenschepping één van de thema’s van de komende verkiezingscampagne zal zijn.

Deze IDD Brève beoogt dit debat te voeden met drie reeksen indicatoren:

  •     globale trends op het gebied van werkgelegenheid en het totaal van gewerkte uren, waarbij onderscheid wordt gemaakt tussen drie perioden: 2005-2019, 2008-2019 en 2014-2019
  •     de ontwikkeling van de werkgelegenheid in de grote economische sectoren voor de periode 2014-2018
  •     de ontwikkeling van de tijdelijke contracten voor de periode 2014-2018.

De ontwikkelingen voor België worden vergeleken met die van de Europese Unie, de eurozone en het gemiddelde van de drie landen waarmee rekening is gehouden in de Wet op het concurrentievermogen (Duitsland, Frankrijk en Nederland).

De belangrijkste trends

België doet het beter op het vlak van tewerkstelling en gewerkte uren dan de economische zones die als ijkpunten werden geselecteer in de periode 2005-2019 en 2008-2019, maar minder goed in de periode 2014-2019, namelijk die van de regering Michel; voor de laatste periode is België net zo goed als de Duitsland-Frankriijk-Nederland zone op het vlak van jobcreatie = +5,2%.

Ook moet worden opgemerkt dat de groei van de Belgische economie over de periode 2014-2019 lager ligt dan die van de drie vergelijkingszones.

Toch wordt België op lange termijn gekenmerkt door betere prestaties in termen van het creëren van werktijden per punt van economische groei, maar de relatieve prestaties van België in vergelijking met de EURO12-zone en de Duitsland-Frankrijk-Nederlandse zone sinds 2013 stagneren.

Schepping van banen in de belangrijkste economische sectoren

Over de periode 2014-2018 is te zien dat

  •     België heeft verder banen in de industrie verloren, terwijl de economische vergelijkingszones nieuwe banen hebben gecreëerd;
  •     België presteerde beter dan de Duitsland-Frankrijk-Nederlandse zone in de bouw- en marktdiensten;
  •     België heeft minder banen gecreëerd in de niet-marktdiensten.

Tijdelijke banen

Voor zover we conclusies kunnen trekken na de verandering van methodologie in de arbeidskrachtenenquête begin 2017, lijkt het aandeel van de tijdelijke banen in België een stijgende lijn te vertonen, zowel in absolute als in relatieve termen.

Meer details vindt u in de bijgevoegde nota.

Dans quels types de ménages vivent les seniors en Wallonie ?

dimanche, février 17th, 2019

Il y a trois raisons au moins pour s’intéresser aux types de ménages dans lesquels vivent les seniors :

  1. On peut supposer que la nature et l’intensité des recours à des services à domicile varient selon la composition du ménage.
  2. On peut supposer que la nature du ménage et son évolution peuvent avoir un impact sur la mobilité résidentielle des aînés.
  3. Le taux de pauvreté est, toutes choses égales par ailleurs, plus élevé pour les personnes seules (et pour les personnes très âgées).

Explorer les liens entre la composition des ménages et ces trois dimensions des réalités vécues par nos aînés dépasse l’ambition d’une Brève de l’IDD. Celle-ci a pour seule objet de présenter quelques données pour la Wallonie.

Le tableau ci-après présente une vue d’ensemble au 1er janvier 2017:

Trois tendances essentielles peuvent être dégagées pour la période 1991-2017 :

  1. une stabilité de la proportion des personnes qui vivent seules, sauf pour les 75-84 ans où elle est en recul ;
  2. une augmentation tendancielle de la proportion de personnes âgées qui vivent en couple, en particulier pour les 75 et plus ;
  3. un recul de la proportion des ménages vivant dans d’autres types de ménages (couples avec enfants, chefs de famille monoparentale, etc.), en particulier chez les plus de 85 ans.

Les écarts entre communes peuvent être très importants ; illustration avec la proportion de personnes de 85 et plus qui vivent seules.

Plus d’informations dans la note jointe et son annexe.

Impact macrobudgétaire d’un relèvement,des allocations sociales minimales : Quelques éléments d’analyse de l’étude du Bureau du Plan

dimanche, février 17th, 2019

Le Bureau fédéral du Plan vient de publier (décembre 2018) une étude intitulée « Impact macrobudgétaire d’un relèvement des allocations sociales minimales », étude réalisée à la demande du Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, de l’Économie et des Consommateurs.

La Brève n°21 de l’IDD a pour objectif de commenter la démarche et les résultats de cette étude.

Pour ceux que cette problématique intéresse voir la note jointe.

Voici les principales conclusions : dans le dispositif testé par le Bureau fédéral du Plan

  • la situation financière des ménages concernés par la revalorisation des allocations sociales s’en trouve grandement améliorée
  • de très nombreuses personnes/ménages resteraient néanmoins sous le seuil de pauvreté
  • sans évolution des salaires nets, les différentiels salaire net – allocation sont réduits, voire deviennent négatifs
  • de très nombreuses personnes auraient désormais droit à un RIS (revenu d’intégration) partiel alors qu’elles n’y avaient pas droit dans le cadre des actuelles allocations sociales, ce qui implique un coût budgétaire ex-ante (largement?) supérieur au montant de 1,7 milliard avancé par le Bureau du Plan, sans compter l’éventuel coût budgétaire lié au relèvement du salaire minimum net.

Impacts d’une baisse de la TVA sur l’électricité à 6%

dimanche, janvier 13th, 2019

(TEKST IN HET NEDERLANDS HIERONDER)

Comme en 2008 et en 2013, il est à nouveau proposé par divers mouvements sociaux et partis politiques de ramener la TVA sur l’électricité à 6%. Rappelons à cet égard que cette TVA a été abaissée à 6% au 1er avril 2014 et remontée à 21% le 1er septembre 2015 (mesure adoptée dans le cadre du financement du tax-shift).

Les impacts sur la facture des ménages d’une telle baisse =

  • la baisse moyenne de la facture d’électricité est de 11 € par mois, mais l’impact pour un petit consommateur qui ne se chauffe pas à l’électricité (consommation estimée ici à 1.200 kWh/an) est de 4 € seulement par mois ;
  • pour les 25% des ménages les plus pauvres l’impact moyen est de 8 € par mois mais il est inférieur pour ceux qui ne se chauffent pas à l’électricité ; il est par contre (beaucoup) plus élevé pour les ménages qui se chauffent partiellement ou totalement à l’électricité.

La perte de recettes fiscales est estimée à 630 millions.

Enfin, dimension trop souvent ignorée, le passage à 6% de la TVA sur l’électricité retarde le passage de l’indice-pivot. Très concrètement, en 2018, le franchissement de l’indice-pivot serait intervenu en décembre plutôt qu’en août.

Il est possible d’améliorer plus significativement le pouvoir d’achat des personnes à petits ou modestes revenus que de baisser la TVA sur l’électricité, et ce sans impact sur l’indexation des revenus.

L’addition de l’enveloppe bien-être de 716 millions prévue pour les années 2018 et 2019 et de l’équivalent du coût de la baisse de la TVA donnerait des moyens structurels d’environ 1.150 millions pour améliorer la situation des ménages en difficultés (énergétiques et autres).

Ces moyens peuvent servir à une augmentation de tout ou partie des prestation sociales, à la transformation des réductions fiscales pour enfants à charge en de véritables crédits d’impôt et au co-financement avec les régions d’un plan d’éradication du chauffage électrique.

De manière immédiate, une « simple » augmentation de 1% des prestations sociales les plus faibles donnerait aux ménages concernés plus qu’une baisse de la TVA sur l’électricité. Mais à court terme des moyens spécifiques doivent aussi être mobilisés pour aider les ménages à petits revenus qui se chauffent à l’électricité (une sorte de Fonds de Chauffage Électrique Social équivalent au Fonds Social Mazout existant ?).

Plus dans la note jointe.

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Gevolgen van een BTW-verlaging naar 6% voor elektriciteit

Net als in 2008 en 2013 wordt door verschillende sociale bewegingen en politieke partijen opnieuw voorgesteld om de btw op elektriciteit te verlagen tot 6%. In dit verband zij eraan herinnerd dat deze btw op 1 april 2014 werd verlaagd tot 6% en op 1 september 2015 werd verhoogd tot 21% (maatregel in het kader van de financiering van de tax-shift).

De impact van een dergelijke daling op de uitgaven van de gezinnen =

  • de gemiddelde vermindering van de elektriciteitsrekening is 11 € per maand, maar de impact voor een kleine verbruiker die niet verwarmt met elektriciteit (verondersteld verbruik van 1.200 kWh/jaar) is slechts 4 € per maand;
  • voor de armste 25% van de huishoudens is de gemiddelde impact 8 euro per maand, maar lager voor degenen die niet verwarmen met elektriciteit; het is daarentegen (veel) hoger voor huishoudens die zich geheel of gedeeltelijk verwarmen met elektriciteit.

Het verlies aan belastinginkomsten wordt geraamd op 630 miljoen euros.

Ten slotte, een verlaging van de btw op elektriciteit vertraagd de overschrijding van de spilindex. Heel concreet zou de jongste overschrijding gebeuren hebben in december 2018 in plaats van augustus 2018.

Het is mogelijk om de koopkracht van mensen met lage inkomen sterker te verbeteren dan om de btw op elektriciteit te verlagen, en zonder dat dit gevolgen heeft voor de inkomensindexering.

De toevoeging van het voor de jaren 2018 en 2019 geplande welvaartsenveloppe van 716 miljoen euro en het equivalent van de totale kost van de btw-verlaging zou structurele middelen van ongeveer 1.150 miljoen euro opleveren om de situatie van huishoudens met energieproblemen te verbeteren.

Deze middelen kunnen gebruikt zijn om alle of een deel van de sociale uitkeringen te verhogen, om belastingverlagingen voor kinderen ten laste om te zetten in echte belastingkredieten en om samen met de regio’s een plan te financieren om elektrische verwarming uit te bannen.

Onmiddellijk zou een « eenvoudige » verhoging met 1% van de laagste sociale uitkeringen de betrokken gezinnen meer opleveren dan een verlaging van de btw op elektriciteit. Maar op korte termijn moeten ook specifieke middelen gemobiliseerd zijn om huishoudens met een laag inkomen die zich met elektriciteit verwarmen te helpen (een soort Sociaal Elektrisch Verwarmingsfonds dat gelijkwaardig zou zijn aan het bestaande Sociaal Brandstoffonds?).

Meer in de bijgevoegde nota.

Comment ont évolué les prix entre 1998 et 2018 ?

mardi, décembre 4th, 2018

(TEKST IN HET NEDERLANDS HIERONDER)

Les plaintes de gilets jaunes relancent, une fois de plus, la même question : le pouvoir d’achat a-t-il augmenté ou diminué ? Et les réponses, mêmes nuancées, suscitent toujours le même scepticisme.

Scepticisme quand les calculs aboutissent à montrer que, sur une longue période, le pouvoir d’achat moyen a augmenté. Scepticisme encore alors que les évolutions récentes confirment que le pouvoir d’achat moyen remonte au cours des dernières années (après un recul significatif attribuable à la « crise »).

Dans la foulée d’exercices antérieurs de même nature, cette Brève de l’IDD s’intéresse cette fois-ci à l’évolution des prix entre 1998 et 2018, période pour laquelle on dispose d’environ 130 indices de prix, tantôt pour des produits spécifiques (ex : le pain, les livres, le gaz…), tantôt pour des gammes de produits (ex : articles d’habillement, services culturels…).

Voici le texte et l’annexe.

Hoe zijn de prijzen tussen 1998 en 2018 veranderd ?

De klachten over de « gilets jaunes » roepen opnieuw dezelfde vraag op: is de koopkracht toegenomen of afgenomen? En de antwoorden, ook al zijn ze genuanceerd, roepen altijd hetzelfde scepticisme op.

Scepticisme wanneer uit berekeningen blijkt dat de gemiddelde koopkracht over een lange periode is toegenomen. Het scepticisme blijft bestaan, terwijl de recente ontwikkelingen bevestigen dat de gemiddelde koopkracht de afgelopen jaren is gestegen (na een aanzienlijke daling als gevolg van de « crisis »).

In navolging van voorgaande studies van dezelfde aard richt deze IDD nota zich ditmaal op de prijsontwikkeling tussen 1998 en 2018, een periode waarvoor ongeveer 130 prijsindexen beschikbaar zijn, soms voor specifieke producten (bv. brood, boeken, gas, enz.), soms voor productassortimenten (bv. kledingstukken, culturele diensten, enz.).

Zie hier voor de nota et de bijlage.

Les prix de l’essence et du diesel entre 1970 et 2018

lundi, novembre 12th, 2018

(TEKST IN HET NEDERLANDS HIERONDER)

Les médias français ont récemment évoqué diverses initiatives populaires appelant à manifester contre la hausse des prix des carburants routiers et du diesel en particulier. Une initiative semblable semble se faire jour en Belgique.

Il est un fait que les prix des carburants routiers ont significativement augmenté en Belgique aussi au cours des derniers mois, en particulier le diesel ; le prix (maximum) du diesel a ainsi augmenté de 16% entre début novembre 2017 et début novembre 2018.

Dans ce contexte toujours sensible, tant les prix à la pompe sont durement ressentis quand ils sont à la hausse, la Brève n° 18 de l’Institut pour un Développement Durable essaye de visualiser et d’analyser l’évolution des prix des carburants depuis 1970, période qui se situa peu avant ce qu’il est convenu d’appeler le premier choc pétrolier.

Premier constat : le prix maximum du diesel a été multiplié par presque 13 entre début 1970 et fin 2018 ; le prix de l’essence de 98 n’a lui été multiplié « que » par 7.

Les prix des carburants routiers ont, sur le long terme, évolué plus vite que l’indice des prix. Mais quand on déflate (= « diviser ») les indices des prix des carburants par l’indice général pour obtenir ce qu’on appelle les évolutions « réelles », les évolutions en deviennent moins spectaculaires. C’est ainsi que le prix réel de l’essence est en 2018 à un niveau inférieur aux prix de la période entre 2004 et 2015 ; quant au prix réel du diesel il est de 10% inférieur au maximum historique observé en 2012.

Pour mettre en perspective l’évolution des prix des carburants il faut également tenir compte
1° de l’évolution des autres coûts d’utilisation des véhicules, qui évoluent sur une longue période moins vite que ceux des carburants
2° de l’évolution du prix d’achat des véhicules routiers
3° de l’évolution du revenu disponible.
Entre 1970 et 2018, le revenu disponible (à prix courants) moyen a augmenté plus vite que le coût moyen (achat + utilisation) des véhicules routiers.

Si en outre on tient compte de l’amélioration de l’efficacité énergétique des voitures (environ 30% sur le long terme?), on peut affirmer que, proportionnellement au revenu disponible, se déplacer en auto coûte moins cher aujourd’hui qu’au début des années 70.

Mais on peut aussi comprendre que cette observation ne sera pas audible par ceux qui sont surtout influencés par les hausses à court terme des prix des carburants routiers – le consommateur a une mémoire défaillante pour ce qui est d’un passé plus ou moins distant – et ne satisfera pas ceux qui, avec de faibles revenus, assument difficilement les hausses récentes des prix de l’essence et du diesel alors même qu’ils ne peuvent pas se passer de la voiture pour des raisons professionnelles.

Les constats de cette Brève doivent être intégrés dans la mise en œuvre de la nécessaire transition écologique si on veut rencontrer à la fois des objectifs environnementaux et des préoccupations d’un partage plus juste du pouvoir d’achat.

Plus d’informations dans la note et l’annexe jointes.

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Benzine- en dieselprijzen tussen 1970 en 2018

De Franse media berichtten onlangs over diverse populaire initiatieven waarin werd opgeroepen tot demonstraties tegen de stijging van de brandstofprijzen en met name van de dieselprijs. Een gelijkaardig initiatief lijkt zich in België te ontwikkelen.

Het is een feit dat de prijzen van brandstoffen voor het wegvervoer in België de laatste maanden ook aanzienlijk zijn gestegen, met name van diesel; de (maximum)prijs van diesel is dus met 16% gestegen tussen begin november 2017 en begin november 2018.

In deze context, die altijd gevoelig ligt wanneer de prijzen aan de pomp sterk stijgen, probeert de « Brève n° 18 » van het Instituut voor Duurzame Ontwikkeling de evolutie van de brandstofprijzen sinds 1970, een periode die kort voor de zogenaamde eerste oliecrisis plaatsvond, te visualiseren en te analyseren.

Eerste vaststelling: de maximumprijs van diesel is tussen begin 1970 en eind 2018 bijna 13 keer zo hoog geworden; de prijs van benzine werd in 1998 « slechts » met 7 vermenigvuldigd.

De prijzen van motorbrandstof zijn op de lange termijn sneller gestegen dan de prijsindex. Maar wanneer de brandstofprijsindexen worden gedeflateerd (= « gedeeld ») door de algemene index om zogenaamde « reële » ontwikkelingen te verkrijgen, worden de ontwikkelingen minder spectaculair. De reële prijs van benzine in 2018 is bevoorbeeld lager dan de prijzen van de periode tussen 2004 en 2015; de reële prijs van diesel ligt vandaag 10% lager dan het historische maximum in 2012.

Om de ontwikkeling van de brandstofprijzen in perspectief te plaatsen, moet ook rekening worden gehouden met
(1) de ontwikkeling van andere kosten van voertuigen, die zich over een lange periode en in een langzamer tempo ontwikkelen dan die van de brandstoffen
(2) de verandering in de aankoopprijs van wegvoertuigen
(3) de evolutie van het beschikbaar inkomen.

Tussen 1970 en 2018 is het gemiddelde beschikbaar inkomen sneller gestegen dan de gemiddelde kostprijs (aankoop + gebruik) van wegvoertuigen.

Als we ook rekening houden met de verbetering van de brandstofefficiëntie van auto’s (ongeveer 30% op lange termijn?), kunnen we stellen dat, in verhouding tot het beschikbaar inkomeninkomen, het reizen met de auto vandaag goedkoper is dan in het begin van de jaren 1970.

Maar het is ook begrijpelijk dat deze constatering niet hoorbaar zal zijn voor degenen die voornamelijk beïnvloed worden door de kortetermijnstijgingen van de brandstofprijzen op de weg – de consument heeft een slecht geheugen van een min of meer ver verleden – en niet zal voldoen aan degenen die, met lage inkomens, moeite hebben om de recente stijgingen van de benzine- en dieselprijzen op te vangen, ook al kunnen ze om professionele redenen niet zonder de auto.

De bevindingen van deze briefing moeten worden geïntegreerd in de uitvoering van de noodzakelijke ecologische transitie als we zowel de milieudoelstellingen als de zorg voor een eerlijker verdeling van de koopkracht willen realiseren.

Meer informatie vindt u in de bijgevoegde nota.

Pouvoir d’achat et revenus des belges – Evolutions 1995-2020

jeudi, août 16th, 2018

TEKST IN HET NEDERLANDS HIERONDER

Cette Brève de l’Institut pour un Développement Durable examine

  • l’évolution du pouvoir d’achat moyen
  • l’évolution du pouvoir d’achat moyen par région
  • l’évolution de la consommation totale des ménages
  • l’évolution des revenus de la propriété
  • l’évolution du revenu disponible réel hors revenus de la propriété
  • l’évolution des salaires bruts
  • l’évolution du pouvoir d’achat du revenu d’intégration.

Voici les principales observations que l’on peut faire sur base de ces indicateurs :

  1. C’est seulement en 2020 que le pouvoir d’achat moyen reviendrait à son niveau d’avant la crise (2008). En 2020 il sera toujours inférieur au maximum enregistré en 2009. Il est aujourd’hui (2018) de 5% seulement supérieur à celui de 1995.
  2. Si l’allure générale des fluctuations du pouvoir d’achat est la même dans les trois régions, on constate que Bruxelles et la Wallonie perdent du terrain ; entre 1995 et 2020 le pouvoir d’achat moyen aura augmenté de 1% seulement à Bruxelles, 10% en Flandre et 5% en Wallonie (moyenne nationale : +8%).
  3. Entre 1995 et 2020, le pouvoir d’achat moyen des bruxellois est passé de 95 à 89% du pouvoir d’achat moyen des belges, celui des flamands de 105 à 107% et celui des wallons de 93 à 91%.
  4. Il est bon de rappeler que notre pouvoir d’achat est à la fois « privé » (il est utilisé en fonction de choix de consommation individuels) et « collectif » (ce sont les dépenses publiques dont nous bénéficions en matière de santé, enseignement, culture…). Le pouvoir d’achat global qui additionne les deux a évolue plus favorablement que le seul pouvoir d’achat privé. En quelque sorte, la croissance continue du pouvoir d’achat collectif atténue donc les reculs du pouvoir d’achat privé, mais ne les compense pas dans la mesure où les mécanismes d’affectation ne sont pas les mêmes.
  5. Une des raisons pour lesquelles le pouvoir d’achat « privé » n’a pas évolué plus vite sur le long terme c’est le recul marqué des revenus de la propriété échéant aux particuliers : moins 38% au total entre 1995 et 2016 et moins 92% (!) pour les intérêts ; entre 2016 et 2020 la masse des revenus de la propriété est supposée remonter, mais elle sera en 2020 toujours 31% moins importante qu’en 1995.
  6. Le pouvoir d’achat moyen de la somme des revenus nets autres que les revenus de la propriété a augmenté – sur la période 1995-2020 – d’environ 16%, contre 8% si on tient compte de tous les revenus.
  7. Par comparaison, la masse des salaires bruts a évolué plus favorablement : +45% entre 1995 et 2020, contre -31% pour les revenus de la propriété.
  8. Le salaire annuel brut moyen aura augmenté de 13% entre 1995 et 2020 ; mais plus de la moitié de cette hausse a été acquise entre 1995 et 2003. Depuis 2003, le salaire moyen a marqué deux « pauses », qui ont chaque fois duré plusieurs années. Le salaire annuel brut moyen est estimé à 41.200 € en 2018.
  9. Enfin, on relèvera que le pouvoir d’achat du revenu d’intégration (minimex jusqu’en 2002), mesuré en tenant compte de la structure de consommation spécifique des pauvres, a augmenté de presque 16% sur la période 1995-2017. Il a évolué plus ou moins en phase avec l’évolution du pouvoir d’achat moyen jusqu’au début de la crise, pour ensuite évoluer beaucoup plus favorablement pour deux raisons : le retrait du pouvoir d’achat moyen et la liaison au bien-être qui a permis au revenu d’intégration d’augmenter régulièrement au-delà de l’indexation sur les prix. On notera encore que jusqu’en 2012 le pouvoir d’achat du revenu d’intégration a augmenté moins vite que le pouvoir d’achat des revenus hors revenus de la propriété.

La note jointe propose neuf graphiques qui détaillent ces évolutions.

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TEKST IN HET NEDERLANDS

De recente Economische Vooruitzichten (juni 2018) en Regionale economische vooruitzichten (juli 2018) van het Federaal Planbureau geven ons de gelengenheid verschillende indicatoren wat betreft de evolutie van de koopkracht en de inkomens te actualiseren.

In deze brief van het Instituut voor Duurzame Ontwikkeling wordt ingegaan op

  • de evolutie in gemiddelde koopkracht
  • de evoluties van de gemiddelde koopkracht per regio
  • de evolutie van de totale koopkracht van de huishoudens
  • de evolutie van de inkomen uit vermogen
  • de evolutie van de koopkracht exclusief inkomen uit vermogen
  • de evolutie van de gemmidelde brutoloon
  • de evolutie van de koopkracht van het leefloon.

Hierna volgen de belangrijkste opmerkingen die op basis van deze indicatoren kunnen worden gemaakt :

  1. Pas in 2020 zal de gemiddelde koopkracht terugkeren naar het niveau van voor de crisis (2008). In 2020 zal het nog steeds onder het in 2009 geregistreerde maximum liggen. Vandaag (2018) is het slechts 5% hoger dan in 1995.
  2. Terwijl het algemene patroon van de schommelingen van de koopkracht in de drie gewesten hetzelfde is, verliezen Brussel en Wallonië terrein; tussen 1995 en 2020 zal de gemiddelde koopkracht in Brussel met slechts 1%, in Vlaanderen met 10% en in Wallonië met 5% gestegen zijn (nationaal gemiddelde: +8%).
  3. Tussen 1995 en 2020 steeg de gemiddelde koopkracht van de Brusselaars van 95 tot 89% van de gemiddelde koopkracht van de Belgen, die van Vlamingen van 105 tot 107% en die van de Walen van 93 tot 91%.
  4. Het is goed om te onthouden dat onze koopkracht zowel « privé » is (ze wordt gebruikt volgens individuele consumptiekeuzes) als « collectief » (het zijn de overheidsuitgaven waarvan we profiteren op het vlak van gezondheid, onderwijs, cultuur…). De totale koopkracht die beide factoren bij elkaar optelt, heeft zich gunstiger ontwikkeld dan de koopkracht van de besteedbare inkomen  alleen. De aanhoudende groei van de collectieve koopkracht matigt dus in zekere zin de daling van de koopkracht van de particuliere sector, maar compenseert deze niet in die mate dat de toewijzingsmechanismen niet dezelfde zijn.
  5. Een van de redenen waarom de koopkracht van de huishoudens op lange termijn niet sneller is geëvolueerd, is de sterke daling van het inkomen uit vermogen van particulieren : min 38% in totaal tussen 1995 en 2016 en min 92% (!) voor rente; tussen 2016 en 2020 zou het inkomen uit vermogen stijgen, maar in 2020 zal het nog steeds 31% lager liggen dan in 1995.
  6. De gemiddelde koopkracht van de andere netto-inkomens dan inkomen uit vermogen is in de periode 1995-2020 met ongeveer 16% gestegen, tegen 8% als alle inkomens worden meegerekend.
  7. Ter vergelijking: de brutoloonsom ontwikkelde zich gunstiger: +45% tussen 1995 en 2020, tegen -31% voor inkomen uit vermogen.
  8. Het gemiddelde bruto jaarsalaris zal tussen 1995 en 2020 met 13% zijn gestegen, maar meer dan de helft van deze stijging werd tussen 1995 en 2003 verdiend. Sinds 2003 heeft het gemiddelde loon twee « onderbrekingen » gekend, die elk verscheidene jaren in beslag namen. Het gemiddelde bruto jaarsalaris wordt geschat op 41.200 € in 2018.
  9. Ten slotte moet worden opgemerkt dat de koopkracht van het leefloon, gemeten naar de specifieke consumptiestructuur van de armen, over de periode 1995-2017 met bijna 16% is gestegen. Deze koopkracht evolueerde min of meer in lijn met de evolutie van de gemiddelde koopkracht tot het begin van de crisis, en evolueerde vervolgens veel positiever om twee redenen : een daling van de gemiddelde koopkracht en verschillende welvaartsaanpassingen. Tot 2012 steeg de koopkracht van het leefloon minder snel dan de koopkracht van de inkomens exclusief inkomen uit vermogen.

In de bijgevoegde nota bevinden zich negen grafieken die deze evoluties illustreren
Les récentes Perspectives économiques (juin 2018) et Perspectives économiques régionales (juillet 2018) du Bureau fédéral du Plan permettent d’actualiser les évolutions tendancielles du pouvoir d’achat et des revenus.

Le financement des dépenses de santé

lundi, juillet 30th, 2018

TEKST IN HET NEDERLANDS HIERONDER

LE FINANCEMENT DES SOINS DE SANTÉ EN BELGIQUE

La récente (juillet 2018) décision de la Ministre de la Santé, Maggy De Block de « réserver le remboursement des soins psychologiques de première ligne en premier lieu aux adultes âgés de 18 à 64 ans » a suscité quelques remous. « Chaque année, précise-t-elle, quelque 120 000 adultes atteints de troubles mentaux courants pourront compter sur le remboursement de huit consultations maximum avec un psychologue ou orthopédiste clinicien reconnu. » Rappelons encore que 11 € par consultation resteront à charge du patient.

L’objectif de la Brève n°14 de l’Institut pour un Développement Durable n’est pas de commenter cette décision mais de saisir l’occasion pour rappeler comment sont financés les soins de santé en Belgique, notamment pour quantifier la part à charge des patients.

En 2017, les belges ont dépensé au total 43,8 milliards pour leurs soins de santé, soit 10,0% du PIB. Le seuil de 10% a été franchi en 2011 ; depuis lors la part des dépenses de santé est resté juste au-dessus de 10%, avec un maximum de 10,3% en 2014. Attention à l’interprétation de ces évolutions, qui dépendent à la fois des fluctuations économiques, des changements dans les règles et des comportements des acteurs.

La part des dépenses de santé dans le PIB en 2017 est proche de celle observée en Autriche, Danemark, Norvège, aux Pays-Bas et en Suède. En France et en Allemagne cette part est supérieure à 11%.

Il importe de préciser que ces 43,8 milliards comprennent les frais de gestion du système mais également les interventions des assurances facultatives et les paiements directs des ménages. Ceci explique que les prestations de soins de santé (= les dépenses de la sécu) recensées par la comptabilité nationale, 30,1 milliards en 2017, ne représentent « que » 68,7% des dépenses totales de santé recensées par l’OCDE.

On peut décrire l’évolution du financement des soins de santé de deux manières : par type de régime et par type de financement. L’évolution du financement des soins de santé par type de recette, indique – sur la période 2005-2017 – un glissement à la hausse de la part des interventions du budget général dans le financement des soins de santé, les autres recettes voyant leur part baisser. On observe par ailleurs une baisse – entre 2005 et 2017 – de la part des régimes d’assurance facultatifs et des paiements directs des ménages ; ces derniers passent de 17,5% à 16,0% du total des dépenses de soins de santé.

A la baisse, certes, mais il faut apporter trois bémols à ce qui semble être une bonne nouvelle :

  1. La part à charge des ménages dans leur revenu disponible a aussi baissé depuis 2014 mais 1° elle a augmenté régulièrement entre 2005 et 2013 et 2° l’effort des ménages en 2017 est supérieur à celui de 2005.
  2. La part de la charge directe des ménages est en Belgique supérieure à ce qu’on observe dans sept pays européens à forte tradition d’état-providence :Allemagne, Danemark, France, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suède.
  3. Enfin, beaucoup de ménages peinent encore à payer leurs dépenses de santé ; en 2013, 8,4% des ménages déclaraient avoir dû postposer des soins de santé pour raisons financières et 25,9% avoir du mal à payer leurs dépenses de santé.

L’Enquête sur le budget des ménages donne une idée des dépenses de santé suivant deux critères : l’âge et les revenus. En ayant en tête qu’il s’agit des dépenses avant remboursement (total ou partiel) éventuel et que ne sont considérés que les ménages ayant recouru à des soins de santé, on constate que la part des dépenses de santé payée par les ménages décroît avec le revenu et croît avec l’âge. Des progrès sont encore à faire en matière d’accessibilité aux soins de santé.

Plus d’informations dans la note jointe.
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HOE ZIJN DE GEZONDHEIDSUITGAVEN IN BELGIË GEFINANCIERD ?

Het recente (juli 2018) beslissing van minister van Volksgezondheid Maggy De Block om « De terugbetaling van psychologische zorgen in eerste instantie voor te behouden aan volwassen van 18 tot en met 64 jaar » heeft tot enige onrust geleid. « Jaarlijks, zegt ze ook, zullen zo’n 120.000 volwassenen met vaak voorkomende psychische aandoeningen tot maximum acht consultaties bij een erkende klinisch psycholoog of orthopedagoog terugbetaald krijgen. » Let op: 11 € per consult blijft voor rekening van de patiënt.

Het doel van Brief nr. 14 van het Instituut voor Duurzame Ontwikkeling is niet om commentaar te geven op deze beslissing, maar om van de gelegenheid gebruik te maken om eraan te herinneren hoe de gezondheidszorgen in België gefinancierd zijn, in het bijzonder om het aandeel te specificeren dat door de patiënten moet worden gedragen.

In 2017 besteedden de Belgen in totaal 43,8 miljard euro aan gezondheidszorgen, of 10,0% van het bbp. De drempel van 10% werd overschreden in 2011; sindsdien is het aandeel van de gezondheidsuitgaven net boven de 10% gebleven, met een maximum van 10,3% in 2014. Er moet aandacht worden besteed aan de interpretatie van deze ontwikkelingen, die afhankelijk zijn van economische schommelingen, veranderingen in de regels en het gedrag van de spelers. Het aandeel van de gezondheidsuitgaven in het bbp in België ligt in 2017 dicht bij dat in Oostenrijk, Denemarken, Nederland, Noorwegen en Zweden. In Frankrijk en Duitsland bedraagt dit aandeel meer dan 11%.

Het is belangrijk op te merken dat deze 43,8 miljard de kosten voor het beheer van het systeem omvatten, maar ook facultatieve verzekeringsinterventies en rechtstreekse betalingen van huishoudens. Dit verklaart waarom de Sociale uitkeringen voor geneeskundige verzorging  (= socialezekerheidsuitgaven) die in de nationale rekeningen zijn geregistreerd, 30,1 miljard in 2017, « slechts » 68,7% uitmaken van de totale gezondheidsuitgaven die door de OESO zijn geregistreerd.

De evolutie van de financiering van de gezondheidszorgen kan op twee manieren beschreven worden: per soort en per type financiering. De trend in de financiering van de gezondheidszorgen per soort ontvangsten wijst – over de periode 2005-2017 – op een opwaartse verschuiving van het aandeel van de transferten uit de algemene begroting in de financiering van de gezondheidszorgen, waarbij andere ontvangsten hun aandeel zien dalen. Tussen 2005 en 2017 is er ook een daling van het aandeel van vrijwillige verzekerings stelsels en rechtstreekse betalingen aan huishoudens, die van 17,5% tot 16,0% van de totale uitgaven voor gezondheidszorgen dalen.

Op de daling, zeker, maar het is noodzakelijk om hier drie opmerkingen te brengen aan wat lijkt te zijn goed nieuws:

  1. Het aandeel van de huishoudens in hun beschikbaar inkomen is sinds 2014 eveneens gedaald, maar 1° tussen 2005 en 2013 is het gestaag gestegen en 2° de inspanningen van de huishoudens zijn in 2017 groter dan in 2005.
  2. Het aandeel van de directe last van huishoudens in België is hoger dan in zeven Europese landen met een sterke welvaartsstaattraditie: Denemarken, Frankrijk, Duitsland, Luxemburg, Nederland, Noorwegen en Zweden.
  3. Ten slotte hebben veel huishoudens het nog steeds moeilijk om hun gezondheidsuitgaven te betalen; in 2013 meldde 8,4% van de huishoudens dat ze de gezondheidszorgenenen om financiële redenen moesten uitstellen en 25,9% had moeite om hun gezondheidsuitgaven te betalen.

Het Huishoudbudgetonderzoek 2012-2014-2016 geeft een idee van de gezondheidsuitgaven gedragen door de huishoudens volgens twee criteria : leeftijd en inkomen. Rekening houdend met het feit dat het hier gaat om eventuele uitgaven vóór vergoeding (geheel of gedeeltelijk) en dat alleen huishoudens die gebruik hebben gemaakt van gezondheidszorgenenen in aanmerking worden genomen, kan worden vastgesteld dat het aandeel van de door huishoudens betaalde gezondheidszorgenenenuitgaven afneemt met het inkomen en toeneemt met de leeftijd. Er moet nog vooruitgang worden geboekt op het gebied van de toegankelijkheid van de gezondheidszorgen.

Meer informatie is te vinden in de bijgevoegde nota.

Le marché du travail sous Michel Ier : tout n’a pas été dit

lundi, juillet 9th, 2018

La publication par l’ONSS, ce 2 juillet 2018, des statistiques d’emploi avancées pour le 1er trimestre 2018 est l’occasion, pour l’Institut pour un Développement Durable, de revenir sur les polémiques plus ou moins documentées concernant la création d’emplois sous le gouvernement Michel Ier, tout en essayant d’apporter des éléments nouveaux au débat.

Rappelons d’abord les principales évolutions : L’emploi intérieur a augmenté de 176.000 unités entre fin 2014 et début 2018, dont 138.000 salariés et 37.000 indépendants. Le secteur privé a assuré plus de 90% de l’augmentation de l’emploi salarié.

Ce bilan est souvent « attaqué » sur base de deux arguments : il s’agit (majoritairement) de créations nettes d’emplois à temps partiel et/ou n’assurant pas une insertion durable. Cette argumentation est confortée par les évolutions connues :

en matière de temps partiel :

L’emploi à temps partiel représente, sur base des données ONSS, 64,2% des créations d’emplois entre 2014 et 2018, si on assimile les emplois saisonniers, intérimaires et travail occasionnel à du temps partiel. Les données de l’Enquête sur les forces de travail donnent des évolutions semblables.

Trois bémols importants cependant nuançant les critiques habituelles :
– Sur base des données ONSS on constate qu’un peu plus d’un tiers de l’augmentation du nombre de salarié.e.s à temps partiel est attribuable au secteur public (on peut supposer que le secteur de l’enseignement contribue significativement à cette hausse).
– L’importance relative des emplois à temps partiel dans la création d’emplois tend à se réduire depuis le début de la législature ; 46% des emplois temporaires créés entre la fin de 2014 et le début de 2018 l’ont été pendant la seule année 2015.
– Le temps de travail moyen des salarié.e.s qui travaillent à temps partiel continue d’augmenter ; aujourd’hui les travailleurs à temps partiel prestent en moyenne un 2/3 temps.

Notons encore que les motifs du temps partiel donnés par les personnes concernées ont peu varié entre 2014 et 2017 ; même si les réponses sont parfois difficiles à interpréter, on peut estimer que pour la majorité le temps partiel n’est pas souhaité ou qu’un emploi à temps plein n’est pas possible.

en matière d’emplois précaires/temporaires :

L’emploi temporaire – tel que défini par l’ONSS – a augmenté de 21% entre fin 2014 et début 2018. Les données de l’Enquête sur les forces de travail indiquent également une hausse. Depuis 2017, plus de 10% des salarié.e.s ont un emploi temporaire.

Les données de l’Enquête sur les forces de travail indiquent encore que :
– Le pourcentage d’emplois temporaires est particulièrement élevé dans les secteurs HORECA (24%), Arts, spectacles et activités récréatives (23%) et Enseignement (18%).
– Près de la moitié (47%) des travailleurs de moins de 25 ans a un emploi temporaire.
– La part des contrats à durée déterminée dans l’emploi temporaire tend à diminuer quelque peu au profit de l’intérim, qui représente presque 1/4 de l’emploi temporaire (contre 48% pour l’emploi en CDD).

Pour ce qui est des évolutions sectorielles, on notera :
– Une quasi-stabilisation de l’emploi industriel alors que ce secteur a perdu 73.000 emplois entre 2008 et 2014.
– Environ 1/3 de l’augmentation de l’emploi est localisé dans des secteurs d’activités financés par les pouvoirs publics, à savoir les activités « Administration publique, défense, éducation, santé humaine et action sociale » (+ 51.500 emplois) et les « Titres-services » (+ 10.000 emplois).

Depuis 2008 le rapport emploi/PIB évolue plus favorablement. Autrement dit, un point de croissance économique génère aujourd’hui plus d’emplois qu’avant la crise de 2008.

On notera pour terminer que les petites entreprises, y compris donc les employeurs « personne physique », cœur de cible du gouvernement fédéral, ont, en termes absolu et relatif, peu créé d’emplois en net.

Enfin, le prix à payer est, faut-il le rappeler, une baisse du salaire horaire brut, même si elle a été compensée en partie par le tax-shift. Le salaire horaire moyen réel n’a pas encore retrouvé, en ce début 2018, son niveau de fin 2014. Sans saut d’index, toutes autres choses égales par ailleurs, le salaire horaire moyen aurait été à peine supérieur à celui de la fin 2014.

Ce qui est attribuable à la conjoncture et ce qui est attribuable aux mesures prises doit encore être déterminé, comme il faudrait pouvoir distinguer les évolutions structurelles des fluctuations liées à la conjoncture. Tout n’a donc pas encore été dit.

Plus de précisions dans la note jointe.

Pauvreté objective et Pauvreté subjective – des comparaisons éclairantes

jeudi, mars 2nd, 2017

Les acteurs de la lutte contre la pauvreté ont parfois l’impression que les évolutions/fluctuations de l’indicateur de pauvreté officiel ne reflètent pas bien ce qu’ils observent sur le terrain.

Cette 8ième Brève de l’Institut pour un Développement Durable questionne l’indicateur officiel.

Il le fait en rendant compte d’un autre indicateur : la pauvreté subjective, autrement dit les difficultés de boucler le budget du ménage telles que rapportées par les ménages eux-mêmes.

Deux conclusions majeures ressortent des données analysées : on peut observer 1° une augmentation de la pauvreté subjective entre l’avant-crise et la période de crise et 2° une intensification des difficultés telles que vécues par les personnes vivant en bas de l’échelle des revenus (= sous le seuil de pauvreté), sauf pour les personnes âgées dont la situation absolue et relative s’améliore.

Les données et analyses sont détaillées dans le document joint.